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Activité de l'Association

CINEFIL : le mensuel de l’Association Henri Langlois

Cinéfil est édité de septembre à mai/juin et diffusé lors des séances de la Cinémathèque de Tours aux cinémas « Studio ». Les articles les plus importants sont mis en ligne dans la rubrique « Journal de l’Association ». Nous reprenons ci-dessous le sommaire et l'éditorial du numéro en cours de diffusion.

Plan du Site

 

Ci-dessous, outre les mentions légales, possibilité de contacter l'Administrateur du site ainsi que le Président de l'Association.

Sommaire du numéro 56 - Mai / Juin 2018 :

Articles consultables dans le chapitre « Journal de l'Association »

Diffusion lundi 4 juin à 19 h aux cinémas Studio

- Propos de Antonio Pietrangeli

- Carte blanche avec le film Adua et ses compagnes

- Hommage à Ermano Olmi - Laurent Givelet

- Le cinéma dans la tourmente de Mai-68 - Paul Neilz

- Supplément J.F. 2018 :

- Pour que Viva il cinema - Louis d'Orazio

- Souvenirs de l'exposition Stefania Sandrelli

- Le festival vu par les lycéens

- Des livres pour cinéphiles

- Le prototype des westerns italiens : Pour quelques dollars de plus - Eudes Girard

- Editorial : voir ci-dessous

  

Les journées du Film Italien de Tours 2016

VIC 2016 02

 

Editorial :

Après quatre mois d’interruption, ce numéro exceptionnel, qui coïncide avec la carte blanche de la Cinémathèque, vient clôturer la saison 2017-2018. Le film que nous avons choisi se veut un hommage à Emmanuelle Riva (décédée en 2017) ainsi qu’à Antonio Pietrangeli (pour le cinquantenaire de sa mort), cinéaste peu connu en France. Adua et ses compagnes, comme la plupart de ses films, aborde les problèmes que pose l’émancipation des femmes, dans l’Italie d’après guerre.
Actualité oblige, Laurent Givelet nous parle d’un autre réalisateur italien qui vient de nous quitter, Ermano Olmi, dont nous avons pu voir deux films aux Journées du Film Italien en 2014 (Le temps s’est arrêté) et en 2016 (Les prés refleuriront).
Toujours dans l’actualité, le cinquantenaire des événements de Mai-68 a laissé quelques souvenirs aux cinéphiles, qu’il convient de rappeler, avec « l’affaire de La religieuse », « l’affaire Henri Langlois » et « le festival de Cannes 1968 ».

La 5ème édition des Journées du Film Italien de mars 2018, nous fournit l’occasion de donner la parole à l’association Viva il cinema.
Louis d’Orazio, Président de l’association et Directeur artistique du festival, évoque pour le futur les difficultés, principalement financières, que pose la professionnalisation d’un événement qui prend de l’ampleur, organisé pour l’essentiel jusqu’à présent, par des bénévoles.
En souvenir de l’exposition consacrée à Stefania Sandrelli, nous reprenons les textes affichés dans les différentes salles, correspondant à la thématique des photos présentées, avec l’introduction d’Antonio Maraldi, directeur du Centro Cinema Cittã di Cesena, d’où proviennent les photos, et le message qui nous a été envoyé par Stefania Sandrelli le 3 mars 2018.
Parmi les lycéens, venus nombreux assister aux séances, les élèves des lycées Leonard de Vinci d’Amboise, Jehan de Beauce de Chartres, ainsi que Bertrand Russel/Aldo Moro de Turin, ont envoyé les textes qu’ils ont rédigés après la projection des films ; textes, ainsi que d’autres à venir, qui seront mis en ligne sur le site de Viva il cinema.

A l’approche des vacances, il est bon d’avoir sous la main, quelques livres à emporter ; pour les cinéphiles nous en avons sélectionné trois qui méritent le détour, dont un qui a trait au western européen.
Pour quelques dollars de plus de Sergio Leone programmé en janvier par la Cinémathèque, a préfiguré, pour Eudes Girard, ce que sera le western italien dans les années qui suivront : un type de western « qui traite moins de la mythologie de l’ouest américain qu’il n’annonce les années de plomb en Italie ».

En ce qui concerne l’association Henri Langlois, la direction actuelle (président et vice-président) élue en 2010, a annoncé lors de l’Assemblée Générale de novembre 2017, qu’elle ne se représenterait pas à la fin du nouvel exercice, en septembre 2018. Une Assemblée Générale extraordinaire a donc été convoquée pour le 13 juin afin de procéder à un renouvellement du Conseil d’administration.
Les difficultés rencontrées par beaucoup d’associations pour le remplacement de leurs dirigeants s’expliquent par les contraintes que cela implique : disponibilité, connaissance du fonctionnement et de la règlementation … Ceci est également le cas pour notre association. C’est la raison pour laquelle nous avons insisté, dans la convocation à cette Assemblée Générale extraordinaire, sur un enjeu primordial et ses conséquences pour l’association : le caractère impératif de mettre en place une nouvelle direction pour assurer la continuité de son fonctionnement et de ses activités.
J’espère que de bonnes volontés se manifesteront, parmi nos adhérents mais également parmi nos relations dans le milieu de la cinéphilie, pour poursuivre et développer des activités liées principalement à la connaissance et la compréhension du cinéma de patrimoine, ainsi qu’à la maîtrise du « langage cinématographique ».
Le Président.

 

Les journées du Film Italien de Tours 2018

Viva il cinema 2018

 

Activité de la Cinémathèque :

Projecteur présent dans la salle Studio 2Saison : 2017-2018
 

Le programme de la saison est téléchargeable en cliquant ici.


 

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Journées du film italien à Tours 2015

VIVA IL CINEMA !

LES ÉVÈNEMENTS AU JOUR LE JOUR

Du 6 au 19 février

Hall du cinéma Studio

Silence, on tourne ! Sélection de photos de plateaux, conservées par les Studio.

Du 7 au 15 février
De 14h à 18h

Péristyle de l'Hôtel de Ville

Histoire du cinéma italien à travers les affiches de cinéma - Fermé le dimanche. Affiches en provenance de la Cinémathèque de Tours et de la bibliothèque des Cinémas Studio.
Visite guidée et vernissage Samedi 7 février à 11h

Mercredi 11 Février

19h30 - Cinéma Studio

Les Merveilles (Le meraviglie) d'Alice Rohrwacher - 2014 - 1h50

Film en sortie nationale

avec Maria Alexandra Lungu, Sam Louwyck, Alba Rorhwacher, Sabine Timoteo, Agnese Graziani, Monica Bellucci.

C'est l'été dans un petit village de l'Ombrie. Gelsomina vit avec ses parents et ses trois sœurs dans une ferme délabrée où ils produisent du miel. Volontairement tenues à distance du monde par leur père, qui en prédit la fin proche et prône un rapport privilégié à la nature, les filles grandissent en marge de la société. Ces règles familiales vont être bousculées par l'arrivée de Martin, un jeune délinquant, et par le tournage dans la région d'un jeu télévisé, "Village des merveilles".
Prix du Jury festival de Cannes 2014
Tarif " Viva il Cinema ! Journées du film italien " pour cette séance uniquement, puis tarif Studio pour les autres séances.

Jeudi 12 février

17h30 - Cinéma Studio

Bons à rien (Buoni a nulla) de Gianni Di Gregorio - 2015 - 1h27

Film en avant-première

avec Anna Bonaiuto, Gianni Di Gregorio, Camilla Filippi, Valentina Gebbia

Gianni n'en peut plus de toutes les injustices dont il est victime. Que ce soit ses collègues de bureau, son infecte voisine ou son ex-femme, tous se liguent contre lui et lui font subir brimades et humiliations. Le problème, c'est que Gianni ne sait pas se faire respecter. Mais il va prendre les choses en main lorsqu'il comprend qu'un de ses collègues est encore plus "poire" que lui, pire que lui.

20h - Salle Thélème

Cérémonie d'ouverture - Film inédit

A la Grâce de Dieu (In grazia di Dio) d'Edoardo Winspeare - 2013 - 2h07

In grazia di Dio © Cosimo Cortese
In grazia di Dio © Cosimo Cortese

avec Celeste Casciaro, Laura Licchetta, Barbara De Matteis

Adele s'occupe d'une entreprise familiale de couture. Les commandes ne suivent plus et elle n'a d'autre solution que de s'installer, avec sa mère, sa sœur et sa fille, sur un terrain retiré des Pouilles, où la mère possède une petite maison. Les débuts sont difficiles, mais peu à peu, les femmes reprennent le dessus. Un film d'une grande délicatesse filmé dans une région magnifique.
En présence d'Alessandro Valenti, scénariste (sous réserve)

Vendredi 13 février

A La Boîte à Livres ou dans le hall de Thélème l'après midi (heures à fixer)

Rencontre dédicace avec Jean Gili

pour le livre "L'Italie au miroir de son cinéma", qu'il a dirigé aux Editions Radici.

Le cinéma italien fait ici l'objet d'un traitement original avec des interviews inédites en langue française, de celles et ceux qui ont fait le cinéma italien de l'après-guerre, jusqu'à nos jours. Les entretiens sont menés par des journalistes qui ont marqué les grandes pages du journalisme italien et international de la période.

9h à 17h30 - Université François Rabelais Bibliothèque Universitaire, site des Tanneurs

Journée d'étude : La comédie à l'italienne : autocritique sociale ou légèreté auto référentielle ?

Journée organisée par le département d'italien de l'Université François Rabelais de Tours. Conférences ouvertes au public. Entrée libre.

Avec les interventions d'Enrico Ghezzi à 9h30, Anselme Jappe à 10h, Mario Perniola à 10h45, Raffaele Ariano à 11h15, Luigi Sala à 14h, Gilberto Squizzato à 14h30, Sebastiana Nobili à 15h, Sébastien Ronceray à 15h45 et Marco Bruni à 16h15.

La journée sera ponctuée de temps d'échange et clôturée par la projection de La Grande Bellezza de P. Sorrentino. Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

14h30 - Salle Thélème – Séance scolaire ouverte à tous

La Mafia ne tue que l'été (La mafia uccide solo d'estate) de Pierfrancesco Diliberto dit « Pif » - 2013 - 1h30

Film inédit
Grand Prix au Festival de Turin 2013

avec Pierfrancesco Diliberto (Pif), Cristiana Capotondi, Alex Bisconti

"Mafia" est le premier mot que prononce le petit Arturo, né en 1970 à Palerme, le jour de l'élection comme maire de Vito Ciancimino, mafieux de haut vol. Quelques années plus tard, le jeune Arturo est amoureux de Flora, sa jolie camarade de classe qui habite le même immeuble qu'un juge. Ce dernier deviendra le confident de ses tourments amoureux avant d'être tué par la mafia. Entre comédie et cinéma engagé, le film relate les événements les plus tragiques de l'histoire contemporaine italienne.

Une deuxième projection de ce film aura lieu samedi 14 février à 14h30, au CGR centre.

17h30 - Salle Thélème

Le Vendeur de médicaments (Il venditore di medicine) d'Antonio Morabito - 2013 - 1h45

Film inédit

avec Claudio Santamaria, Isabella Ferrari, Evita Ciri, Roberto De Francesco

Visiteur médical pour un gros laboratoire pharmaceutique, Bruno travaille depuis des années avec un groupe de médecins qui, en échange de voyages, cadeaux, argent, sont prêts à prescrire les médicaments qu'ils vantent à leurs patients. A l'heure des réductions de personnel, et alors que son entreprise fait monter la pression d'un cran pour vendre toujours plus, Bruno va se montrer capable de tout. Un film engagé, qui dénonce les dérives d'un système économique de la santé à bout de souffle.
En présence d'Antonio Morabito, réalisateur

20h30 - Salle Thélème

La Grande Bellezza de Paolo Sorrentino - 2013 - 2h21

7 Prix, dont l'Oscar du meilleur film étranger en 2013.

avec Toni Servillo, Carlo Verdone, Sabrina Ferilli

L'été à Rome. Jep Gambardella, journaliste vieillissant qui a connu le succès avec son unique ouvrage, "L'apparato umano" ("L'appareil humain") mène une vie mondaine. Très séduisant malgré son âge, il traverse avec aisance les fastueuses fêtes et réceptions de la luxuriante capitale italienne. Mais pour cet homme d'âge mur, cette vie se révèle bientôt étouffante. En plein questionnement existentiel, il décide de se remettre à écrire. Y parviendra-t-il ?

Très coté auprès du public et des critiques, La Grande Bellezza offre à Toni Servillo, un des plus grands acteurs italiens, un rôle qui semble fait pour lui.

Un film à voir, revoir, et revoir encore.

Samedi 14 février

10h00 - Salle Ockeghem

Table Ronde : Où en est le cinéma italien ?

Regards croisés sur la situation du cinéma italien, de la création à la distribution, à travers le témoignage de réalisateurs, producteurs, critiques de cinéma, distributeurs et exploitants. Entrée libre.

10h30 - CGR Centre

Sacro Gra de Gianfranco Rosi - 1h35 - 2013

Documentaire - Lion d'or à la Mostra de Venise 2013

Sacro Gra
Sacro Gra

Au volant de sa mini-fourgonnette, Gianfranco Rosi est parti à la découverte du Grand Contournement de Rome (Grande Raccordo Anulare), plus connu sous l'acronyme G.R.A. Derrière le vacarme continu, un monde invisible émerge et les frontières entre ville et campagne se diluent, s'abolissent.

14h30 - Salle Thélème

La Première Neige (La prima neve) d'Andrea Segre - 2013 - 1h45

Film inédit

avec Jean-Christophe Folly, Matteo Marchel, Anita Caprioli, Giuseppe Battiston

Michele, 11 ans, est très perturbé par la mort récente de son père. Il vit dans le Trentin avec sa mère et son grand-père. Arrive Dani, un Togolais en attente de papiers, accompagné de sa fillette. Il est envoyé pour travailler dans la menuiserie du grand-père par le centre qui l'héberge. Dans les semaines qui précèdent l'arrivée de la première neige qu'il n'a jamais vue, ce Togolais qui refuse d'assumer sa paternité va apprendre à connaître Michele, en mal de père. Un film très sensible sur l'immigration, signé par le réalisateur de La petite Venise.

14h - CGR centre

La Mafia ne tue que l'été (La mafia uccide solo d'estate) de Pierfrancesco Diliberto dit « Pif » - 2013 - 1h30

Film inédit

(2ème séance - Voir présentation Vendredi 13 à 14h30)

17h30 - Salle Thélème

Le Sud sinon rien (Il sud è niente) de Fabio Mollo - 2013 - 1h30

Film inédit

avec Miriam Karlkvist, Vinicio Marchioni, Valentina Lodovini

Grazia a 17 ans et vit à Reggio Calabria. Son frère a disparu alors qu'elle était petite. Leur père lui a expliqué qu'il était mort, et il refuse d'en dire davantage. Suite à une dispute avec son père, elle va à la plage et se baigne. Là, une silhouette apparaît, dans laquelle elle croit reconnaître son frère. Elle décide de partir à sa recherche...
En présence de Fabio Mollo, réalisateur

20h30 - Salle Thélème

Hommage à Claudia Cardinale

Liberté, mon amour (Libera amore mio !) de Mauro Bolognini - 1975 - 1h50

Libera amore mio ! © Artedis - Panoceanic Films
Libera amore mio ! © Artedis - Panoceanic Films

avec Claudia Cardinale, Adolfo Celi, Philippe Leroy, Bruno Cirino

Rome, année 1930. Libera, dont le père a dû fuir en raison de ses convictions anarchistes, reprend le flambeau paternel en refusant d'obéir aux ordres de l'administration mussolinienne. De plus en plus inquiétée par le pouvoir fasciste, elle quitte Rome avec ses deux enfants et se réfugie, d'abord à Livourne, puis à Modène où elle entre en résistance. Cet hymne à la révolte face à l'oppression est magistralement porté par Claudia Cardinale.

Dimanche 15 février

11h - Cinémas Studio

Mezzanotte, les Nuits de Davide (Più buio di mezzanotte) de Sebastiano Riso - 2014 - 1h38

Film en avant-première

avec Davide Capone, Vincenzo Amato, Lucia Sardo

Davide, adolescent androgyne, est persécuté par son père. Il abandonne le foyer familial pour vivre sa vie dans les rues de Catane, en Sicile, et trouve refuge dans un parc de la ville habité par des marginaux. Au moment où son passé le rattrape, il va devoir prendre seul la décision la plus dure de sa vie.

11h - CGR centre

La Première Neige (La prima neve) d'Andrea Segre - 2013 - 1h45

Film inédit

(2ème séance - Voir présentation Samedi 14 à 14h30)

14h30 - Salle Thélème

Comme le vent (Come il vento) de Marco Simone Puccioni - 2013 - 1h40

avec Valeria Golino, Filippo Timi, Francesco Scianna, Chiara Caselli

Armida Miserere est l'une des premières femmes directrices de prison en Italie. Elle est régulièrement menacée de mort mais n'a pas froid aux yeux et impose son autorité tout en respectant les droits des prisonniers. Sa vie bascule le jour où son compagnon se fait brusquement assassiner par la mafia. Basé sur des faits réels, ce film offre un beau portrait de femme, interprété avec force par Valeria Golino.

17h30 - Salle Thélème

Sous une bonne étoile (Sotto una buona stella) de Carlo Verdone - 2014 - 1h45

Film inédit

avec Carlo Verdone, Paola Cortellesi, Tea Falco, Lorenzo Richelmy

Un riche courtier perd en deux jours sa femme et son travail, et se retrouve à devoir vivre avec ses deux fils et sa nièce. Face aux multiples difficultés qu'il doit affronter, il trouve aide et réconfort auprès de sa voisine. Une oeuvre signée Verdone, un réalisateur immensément connu en Italie pour ses comédies, mais dont les films n'ont curieusement jamais été distribués en en France.

20h30 - Salle Thélème

Leopardi (Il giovane favoloso) de Mario Martone - 2015 - 2h17

En avant-première

avec Elio Germano, Michele Riondino, Massimo Popolizio, Anna Mouglalis

Giacomo Leopardi est le poète italien le plus célèbre après Dante. Poète, essayiste, philosophe de la première moitié du 19me siècle, il avait une vision très lucide et très sombre du monde et de la condition humaine. Plutôt malheureux dans ses relations amicales et amoureuses, il laisse une immense œuvre poétique d'un romantisme désespéré, dans laquelle la mort et la nature tiennent une grande place. Leopardi, ce « rebelle », ce « Kurt Cobain de son époque » fait l'objet, sous la caméra de Mario Martone, d'un lumineux biopic qui dépoussière l'image scolaire que l'on en a donnée pour en restituer toute la modernité.

Lundi 16 février

19h30 - Cinémas Studio - Soirée Cinémathèque

Hommage à Claudia Cardinale

La Ragazza (La ragazza di Bube) de Luigi Comencini - 1963 - 1h35

avec Claudia Cardinale, George Chakiris, Marc Michel

Mara est amoureuse de Bube, un ancien résistant communiste. Au cours d'une bagarre, il tue un fasciste et doit fuir l'Italie. Pendant ce temps, Mara est courtisée par Stefano. La juste évocation de cette période trouble en Italie et le magnifique portrait de femme font de ce film un témoignage poignant de l'Italie d'après guerre.

 

A voir en Juin 2018 :

Cycle l'Ame russe
En partenariat avec la Cinémathèque de Toulouse
Lundi 11 Juin 2018
19h30 - Cinémas Studio - Ciné-concert

La Vendeuse de cigarettes du Mosselprom (Papirosnitsa ot Mosselproma) de Iouri Jeliaboujski
1924 - Russie - Noir et blanc - 1h52
Zina est vendeuse de cigarettes au Mosselprom, entreprise d'Etat. Un jour, un caméraman qui travaille sur un tournage à proximité, tombe sous le charme de la jeune femme et lui propose de devenir actrice. Considéré comme une des premières comédies soviétiques, ce film est aussi un des trésors conservés par la Cinémathèque de Toulouse. Accompagnement au piano par Raphaël Howson
Soirée présentée par Franck Loiret, directeur de la Cinémathèque de Toulouse

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Journées du Film Italien à Tours

du 5 au 10 Février 2014

VIVA IL CINEMA, un rendez-vous avec le cinéma italien

Fellini, Visconti, De Sica, Antonioni, Monicelli, Risi, Germi, la liste est longue des réalisateurs italiens qui ont enchanté les écrans de cinéma du monde entier ! Jamais comme dans cette période comprise entre la fin des années 50 et 1980, le cinéma italien n'avait connu un tel âge d'or. Amarcord, Le Guépard, La Ciociara, l'Avventura, Le Pigeon, Le Fanfaron, Divorce à l'italienne, pour ne citer que quelques films, nous ont émus et continuent à nourrir notre imaginaire. La preuve, la foule des spectateurs qui se pressent aux séances de la Cinémathèque de Tours chaque fois qu'un film italien de cette période est programmé !

Dans cet engouement pointe un peu de nostalgie, celle d'un passé révolu, pas seulement pour chacun de nous mais aussi pour ce cinéma italien que nous avons tant aimé et qui a sombré dans une crise qui aurait pu lui être fatale.

Anni felici © Bellissima
Anni felici © Bellissima

Les télévisions berlusconiennes par la course à l'audience qu'elles suscitent vont ruiner la production et provoquer la fermeture de nombreuses salles de cinéma. Les réalisateurs vieillissent dans une inactivité forcée et ne sont pas remplacés par une nouvelle génération de cinéastes. Le cinéma italien privé de son public, s'étiole tandis que le pays, confronté aux années de plomb et aux difficultés économiques plonge dans l'incertitude et ne parvient pas à trouver des réponses aux multiples interrogations qu'il se pose sur son avenir.

Il devient alors difficile de voir sur les écrans français un film italien. Il arrive même que le festival de Cannes qui l'a très souvent célébré n'en sélectionne aucun! Pendant une vingtaine d'années le cinéma italien se cherche de nouvelles personnalités capables de lui redonner sa vitalité. Il est toujours difficile de succéder à des pères prestigieux. La Chambre du fils de Nanni Moretti qui obtient la palme d'or à Cannes en 2001 est enfin le signal d'un renouveau qui s'annonce.

La situation économique du pays s'améliore. La production cinématographique semble redémarrer. De nouveaux talents émergent. Matteo Garrone, Marco Tullio Giordana, Paolo Sorrentino, Marco Risi signent des œuvres qui retrouvent le chemin de la notoriété et de la reconnaissance internationale. En 2008, Il Divo de Paolo Sorrentino et Gomorra de Matteo Garrone se partagent le prix du jury à Cannes. Le cinéma italien retrouve enfin sa capacité à rendre compte de la réalité ce qui a toujours fait sa force. Il est vrai que l'Italie confrontée à des difficultés de tout ordre a toujours été un terrain d'observation exceptionnel que ces nouveaux cinéastes abordent avec gravité, humour, dérision, avec un sens aigu d'un art cinématographique qui s'affirme à nouveau sur nos écrans.

C'est de ce renouveau dont les « Journées du Film italien » veulent témoigner à travers la programmation de films que nous voulons vous faire découvrir.

 

Affiche Viva Il Cinema