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Editorial :

Après quatre mois d’interruption, ce numéro exceptionnel, qui coïncide avec la carte blanche de la Cinémathèque, vient clôturer la saison 2017-2018. Le film que nous avons choisi se veut un hommage à Emmanuelle Riva (décédée en 2017) ainsi qu’à Antonio Pietrangeli (pour le cinquantenaire de sa mort), cinéaste peu connu en France. Adua et ses compagnes, comme la plupart de ses films, aborde les problèmes que pose l’émancipation des femmes, dans l’Italie d’après guerre.
Actualité oblige, Laurent Givelet nous parle d’un autre réalisateur italien qui vient de nous quitter, Ermano Olmi, dont nous avons pu voir deux films aux Journées du Film Italien en 2014 (Le temps s’est arrêté) et en 2016 (Les prés refleuriront).
Toujours dans l’actualité, le cinquantenaire des événements de Mai-68 a laissé quelques souvenirs aux cinéphiles, qu’il convient de rappeler, avec « l’affaire de La religieuse », « l’affaire Henri Langlois » et « le festival de Cannes 1968 ».

La 5ème édition des Journées du Film Italien de mars 2018, nous fournit l’occasion de donner la parole à l’association Viva il cinema.
Louis d’Orazio, Président de l’association et Directeur artistique du festival, évoque pour le futur les difficultés, principalement financières, que pose la professionnalisation d’un événement qui prend de l’ampleur, organisé pour l’essentiel jusqu’à présent, par des bénévoles.
En souvenir de l’exposition consacrée à Stefania Sandrelli, nous reprenons les textes affichés dans les différentes salles, correspondant à la thématique des photos présentées, avec l’introduction d’Antonio Maraldi, directeur du Centro Cinema Cittã di Cesena, d’où proviennent les photos, et le message qui nous a été envoyé par Stefania Sandrelli le 3 mars 2018.
Parmi les lycéens, venus nombreux assister aux séances, les élèves des lycées Leonard de Vinci d’Amboise, Jehan de Beauce de Chartres, ainsi que Bertrand Russel/Aldo Moro de Turin, ont envoyé les textes qu’ils ont rédigés après la projection des films ; textes, ainsi que d’autres à venir, qui seront mis en ligne sur le site de Viva il cinema.

A l’approche des vacances, il est bon d’avoir sous la main, quelques livres à emporter ; pour les cinéphiles nous en avons sélectionné trois qui méritent le détour, dont un qui a trait au western européen.
Pour quelques dollars de plus de Sergio Leone programmé en janvier par la Cinémathèque, a préfiguré, pour Eudes Girard, ce que sera le western italien dans les années qui suivront : un type de western « qui traite moins de la mythologie de l’ouest américain qu’il n’annonce les années de plomb en Italie ».

En ce qui concerne l’association Henri Langlois, la direction actuelle (président et vice-président) élue en 2010, a annoncé lors de l’Assemblée Générale de novembre 2017, qu’elle ne se représenterait pas à la fin du nouvel exercice, en septembre 2018. Une Assemblée Générale extraordinaire a donc été convoquée pour le 13 juin afin de procéder à un renouvellement du Conseil d’administration.
Les difficultés rencontrées par beaucoup d’associations pour le remplacement de leurs dirigeants s’expliquent par les contraintes que cela implique : disponibilité, connaissance du fonctionnement et de la règlementation … Ceci est également le cas pour notre association. C’est la raison pour laquelle nous avons insisté, dans la convocation à cette Assemblée Générale extraordinaire, sur un enjeu primordial et ses conséquences pour l’association : le caractère impératif de mettre en place une nouvelle direction pour assurer la continuité de son fonctionnement et de ses activités.
J’espère que de bonnes volontés se manifesteront, parmi nos adhérents mais également parmi nos relations dans le milieu de la cinéphilie, pour poursuivre et développer des activités liées principalement à la connaissance et la compréhension du cinéma de patrimoine, ainsi qu’à la maîtrise du « langage cinématographique ».
Le Président.