Les articles publiés dans les anciens numéros du journal

Les cauchemars d’Alfred HITCHCOCK

        En exaltant l’art du récit déployé par Alfred Hitchcock : sa science des éclairages (influencée d’évidence par l’expressionnisme allemand qu’il fréquenta de près en 1930), sa manière de ne tourner que des petits bouts de scène pour conserver la maîtrise du montage, son apport au scénario – travail sur le ‘’méchant’’ - utilisation du fameux ‘’MacGuffin’’, sa façon de faire de la caméra l’acteur principal face à un spectateur soumis et culpabilisé, sa pratique du Story Board, etc…, on découvre facilement ses thèmes récurrents.

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Hommage à Marcel Carné

        Marcel carné fait partie de ce petit nombre de réalisateurs qui ont fait reconnaître le cinéma comme un Art, au même titre que la peinture, la littérature, la sculpture.
        Pour le situer à sa place, il faut d’abord savoir ce qu’était le cinéma à l’époque et aussi ce qu’était l’époque. Et ne pas oublier que le terme exact est ‘’cinématographe’’ c’est-à-dire « écrire avec la lumière ».

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Un film de Prévert mis en images par Carné ?

        Dès son troisième long métrage, Quai des brumes en 1938, Marcel Carné est responsable des plus éclatants succès du cinéma français d'Avant-Guerre et de l'Occupation. Pourtant ses succès s'accompagnent de débats et de remises en cause qui relativisent sa réputation. D'abord les producteurs trouvent ses exigences financières trop élevées pour son âge ! Cela incita le réalisateur à cacher son âge ; les dictionnaires le font naître en 1909. Mais c'est face à la censure que les vexations sont les plus grandes. Le gouvernement de Vichy, relayant les méfiances du gouvernement Daladier, accuse Quai des brumes d'être responsable de la Débâcle, le censure ainsi que Le Jour se lève ; et quand il décide de les autoriser, les  cisaille. Puis enfin La Nouvelle Vague, et surtout François Truffaut, en fera une de ses cibles favorite : « des films de Prévert mis en images par Carné » dira-t-il.

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Pourquoi un accompagnement musical des films muets ?

 « Un film muet vu sans accompagnement musical fait que le spectateur ressent un malaise ; ce phénomène a une explication psychophysique : pour le film muet la musique n’est pas seulement un instrument traditionnel pour exprimer le ton affectif, mais une sorte de troisième dimension de l’écran. La musique fait accepter l’image de l’écran comme une vraie image de la réalité vivante. La musique cesse, tout apparait plat, ombres privées de chair. »

Bela Balazs

A propos du film « Le Signe de Zorro » de Fred Niblo

La naissance d’un genre et d’un mythe

    A l’heure de la sortie en salles de La Princesse de Montpensier, (2010), adaptation de l’œuvre de Madame de La  Fayette par Bertrand Tavernier, il est intéressant de revenir sur la première adaptation au cinéma des aventures de Zorro, qui est également le lancement du genre de cape et d’épée. En 1919 Zorro n’est que le personnage populaire de littérature « pulp », nom donné à ces magazines d’aventures à épisodes, publiés sur du papier de mauvaise qualité, fabriqué à partir de la pulpe de bois. Un an plus tard, il devient l’icône des Etats-Unis grâce à la production cinématographique de Douglas Fairbanks. Intéressons-nous donc à la construction de ce mythe et de ce genre à travers  l’étude du passage du texte à l’image cinématographique dans Le Signe de Zorro, (1920) de Fred Niblo.

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Qu'est-ce que le cinéma ?

   Il paraît légitime de se poser cette question dès lors que l'on fréquente une cinémathèque, c'est-à-dire le lieu par excellence où l'on appréhende la dimension culturelle du septième art. Et parce que l'on projette dans ce lieu les films qui ont fait l'histoire du cinéma, cherchons dans le célèbre film des Frères Lumière, l'arrivée du train en gare de la Ciotat, la réponse à notre question.

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