Les articles publiés dans les anciens numéros du journal

Sur le cinéma de Manoel de Oliveira

Douro, faina fluvial, tourné à l’âge de 19 ans en 1931 inaugure brillamment l'oeuvre de Manoel de Oliveira, qui se déploie, avec de longues interruptions forcées pendant l'époque salazariste, sur plus d'un demi siècle. Fasciné par la littérature romantique portugaise du 19e siècle, en particulier les romans de Camilo Castelo Branco, Oliveira est l'auteur de nombreuses adaptations cinématographiques, originales et inspirées, parmi lesquelles des chefs-d'oeuvre : Amour de Perdition, Le Soulier de satin et Val Abraam.

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Biographie de Fellini par Benito Merlino

Collection Folio – Editions Gallimard

La biographie de Fellini par Benito Merlino ravira tous ceux qui veulent découvrir ou approfondir leurs connaissances concernant Federico Fellini et son œuvre. L’auteur, lui-même scénariste de courts-métrages et compositeur de musique de films et de chansons, est plus un passionné et un admirateur de Fellini qu’un spécialiste de cinéma. L’approche n’en n’est pas moins documentée et riche ; elle retrace toute la vie et la carrière de Fellini en les replaçant dans le contexte de l’histoire politique et sociale de l’Italie.

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Orson Welles était Orson Welles

Orson Welles, une carrière d'une cinquantaine d'années entre le théâtre, la radio, le cinéma et la télévision.

Une œuvre riche et complexe, d'une créativité peu commune, innovante à bien des égards.

Un parcours tourmenté, jonché de conflits avec les sociétés de production… et sur le bord, des films ébauchés, inachevés ou perdus…

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De Lea à La Terre des Saints ou la représentation de la réalité

Les Journées du Film italien de Tours qui se sont déroulées, cette année, du 2 au 7 mars, ont connu un véritable succès. Les amoureux de l'Italie, les cinéphiles et tous ceux qui aiment aller au cinéma se sont déplacés en masse et n'ont pas manqué ce rendez-vous désormais annuel dans notre ville. Parmi les films qui ont été programmés, il me semble important de revenir sur le dernier film de Marco Tullio Giordana, Lea, projeté pour la première fois en France, et sur le premier long métrage de Fernando Muraca, La Terre des Saints, prix du jury du Festival du cinéma italien d'Annecy en 2015. Les deux réalisateurs étaient présents et leur rencontre, après les projections qui ont permis à chacun de découvrir le film de l'autre, a créé l'événement.

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A propos de Maurice Jaubert

Note de lecture : Marilyne Desbiolles Le Beau temps, roman, Seuil

Parmi les livres de la rentrée littéraire 2015, il en est un qui, sous la forme d'un roman, offre l'occasion d'une rencontre avec le cinéma : Le Beau temps. Son auteur, Marilyne Desbiolles est une romancière qui fait de Nice le centre de son inspiration. Cette fois elle présente Maurice Jaubert, par le nom d'un collège où la romancière intervient, et d'où elle part à la recherche de la personne. Ce roman est un « roman sans fiction » comme elle aime à définir ses livres. Elle assigne au roman la tâche de toucher la réalité, directement, par l'écriture et l'expérience de son auteur. Aussi ce roman biographique est-il un peu autobiographique. Le lecteur peut suivre le travail buissonnier de la romancière, lisant, cherchant les archives, regardant des films et à chaque fois prenant des notes pour construire son récit. Ces notes mêlent connaissances, interrogations de biographe et sensations. Le portrait qu'elle rend du musicien est sensible, presque amoureux.

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Ettore Scola, nous t'avons tant aimé !

Vendredi 22 janvier, 15H30 à Rome : funérailles civiles d’Ettore Scola à la Maison du cinéma. Autour du catafalque défile tout ce que l'Italie compte de personnalités politiques ou artistiques. La foule anonyme se presse pour saluer une dernière fois le Maestro. Toutes les chaînes de télévision, depuis l'annonce de sa mort, diffusent tous ses films, tous ses entretiens enregistrés. Toute l'Italie se reconnaît en Ettore Scola car s'il a su manier l'ironie avec le trait acéré du caricaturiste qu'il n'a jamais cessé d'être, c'est toujours avec sa sensibilité, son humanité, et jamais avec une férocité gratuite qu'il a peint ses contemporains.

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