Les articles publiés dans les anciens numéros du journal

Noces de sang, Carmen, L’Amour sorcier : la trilogie flamenca Carlos Saura et Antonio Gades

Carlos Saura est un réalisateur espagnol né en 1932 qui a dû, aux débuts de sa carrière cinématographique, affronter et déjouer la censure du gouvernement de Franco. Malgré tout, il a très vite acquis une renommée internationale, notamment avec deux films qui dénoncent de manière subtile et originale les tares de la société franquiste, La Cousine Angélique et Cría cuervos qui ont obtenu à Cannes, en 1974 et en 1976, le Grand Prix du Jury. Après la mort de Franco, en 1975, il réalise des films plus légers, Maman a cent ans (1979), ou renouent avec les films-enquêtes de ses débuts, Vivre vite (1980).

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Mickaël Powell, maître du "giallo" ?

En 1960 le cinéaste anglais Mickael Powell réalisait Peeping Tom rebaptisé Le Voyeur en vue de son exploitation française. L’histoire : Mark Lewis, opérateur dans un studio de cinéma et réalisateur de photographies de charme, maltraité pendant l’enfance par son père, est devenu un jeune homme solitaire et un vrai psychopathe. Ne se séparant jamais de sa caméra, il prétend tourner un documentaire mais s’emploie en réalité à traquer la peur de la mort dans le visage des jeunes femmes qu’il assassine.

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Filmhaus, le musée du film de Berlin

Niché au cœur d’une Postdamer Platz sans âme, voici le beau Musée du Film et de la Télévision de Berlin. Plus riche et complet que son petit voisin de Postdam consacré lui aux métiers du cinéma et à l’histoire des studios Babelsberg, le musée de Berlin propose une très attachante exposition permanente présentant les riches heures du cinéma allemand.

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Il était une fois en Yougoslavie

Quand l'ex-Yougoslavie accueillait dans ses studios de cinéma les grands noms du cinéma américain...

Le Maréchal Tito était un passionné de cinéma et il passait des nuits entières à regarder les films que son projectionniste personnel parvenait à lui procurer dans la journée. Ce dernier a d’ailleurs tenu le journal quotidien des films vus par Tito : il a pu voir jusqu’à 275 films par an !

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Comme des trains dans la nuit...

Au moment où la Cinémathèque nous offre l’occasion de revoir (ou de découvrir) Les deux anglaises et le continent, les éditions Gallimard publie un recueil de textes écrits par François Truffaut entre 1954 et 1958, pour le magazine Arts-Spectacles. Heureuse coïncidence qui permet de mesurer l’importance de l’écrit dans la construction de l’homme et du cinéaste, comme dans son développement artistique.

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Une expérience de cinéma

Les soviets plus l’électricité de Nicolas Rey (2001)

La vision des Soviets plus l’électricité (formule célèbre de Lénine en 1919) peut-être déconcertante à plus d’un titre pour des spectateurs non-cinéphiles (nombreux écrans noirs, grain d’image inhabituel du fait de l’utilisation d’une petite caméra super-huit, son enregistré in situ avec un dictaphone mais pas toujours très audible si l’on ne tend pas l’oreille notamment sur la première bobine). Elle n’en reste pas moins une expérience cinématographique à vivre et c’est tout à l’honneur de la cinémathèque de Tours que d’avoir pu nous la faire vivre lundi 25 mars dernier.

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Cinecittà… La ville du cinéma

Les studios de Cinecittà ont été inaugurés le 28 avril 1937 par Benito Mussolini.

L’idée, à l’origine de ce projet, était de créer un grand centre de création cinématographique capable de rivaliser avec Hollywood mais aussi de se doter d’un cinéma de propagande fasciste : la force de l’image dans un pays où le pourcentage de l’illettrisme était important !

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La Belle Agnès

Faut-il croire aux signes ?

Agnès Varda est décédée un 29 mars.

Comme Paul Grimault, dont le dernier long métrage La Table tournante, qui réunissait la plupart de ses courts-métrages d’animation, avait été réalisé avec Jacques Demy. Comme Maurice Jarre, qui composa en 1957 la musique du Bel indifférent, l’un des premiers courts-métrages de Jacques Demy.

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Protestantisme et cinéma

Dans le cadre du cinq-centième anniversaire de la réforme luthérienne, la Cinémathèque a programmé le 10 décembre 2018 le film Luther d'Eric Till (2001). Une réflexion sur l'influence du protestantisme dans le cinéma fait suite à cet événement.

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Pour quelques dollars de plus - Le prototype des westerns italiens ?

Pour quelques dollars de plus (1965) est le second western de Sergio Leone et fait immédiatement suite à Pour une poignée de dollars (1964). Il constituera avec Le bon la brute et le truand (1967) ce que les historiens du cinéma ont appelé la trilogie du dollar : avec une mise initiale très limitée (un budget inférieur à 80 000 dollars pour le premier film ; l’on comprend ici tous les sens possibles de son titre), ces trois films ont connu un succès croissant et ont fini par rapporter plusieurs millions de dollars.

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