Les articles publiés dans les anciens numéros du journal

Le cinéma dans la tourmente de Mai-68

En mai 2018, il a beaucoup été question du cinquantenaire des événements de « Mai-68 ». Mouvement négatif pour certains, mais positif pour une grande majorité, consciente des avancées qui en ont découlé dans beaucoup de domaines de la société.

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L'Italie à Cannes, 70ème édition.

 

Si l'Italie était à l'honneur avec l'image dynamique de la jeune Claudia Cardinale veillant sur les festivaliers, avec la présence splendide et compassée de Monica Bellucci en maîtresse des cérémonies, si Paolo Sorrentino était membre du jury, c'est en vain que l'on aurait attendu les films italiens dans la sélection officielle du festival de Cannes 2017.

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Hommage à Ermano Olmi (24/07/1931 – 07/05/2018)

Ermano Olmi est un des grands noms du cinéma italien et dans le même temps un cinéaste en marge. Il vient de nous quitter à l'âge de 86 ans. Si on célèbre le cinéaste récompensé d'une Palme d'or à Cannes en 1978 pour L'Arbre aux sabots, l'ensemble de son œuvre reste dans l'ombre. Pourtant cette œuvre a sa cohérence.

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Charlot au miroir de Charles Chaplin

 

Souvent on ramène Charles Chaplin à Charlot, et sa vie se confond avec celle de l'acteur. Pourtant, en 1964, Chaplin fait paraître Histoire de ma vie, une autobiographie qu'il dédie à sa jeune épouse Oona, qui, née en 1925, n'avait que peu connu Charlot. Déjà en 1952, Georges Sadoul avait écrit une Vie de Charlot qui prenait le parti de lier la vie de Chaplin au personnage de Charlot. Il l'écrivit dans la précipitation avant un voyage en France du cinéaste au cours duquel le critique voulait lui proposer son livre. L'accueil fut chaleureux. Sadoul était le premier biographe à proposer une chronologie de la vie et de l'oeuvre de Chaplin. Il dut la corriger et la compléter pour les éditions postérieures à la parution de l'autobiographie du maître.

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Alice Guy (1873-1968) Une légende du cinéma ?

Le 23 mai 2017, Arte diffusait Elle s'appelle Alice Guy, un documentaire consacré à celle qui, pionnière du cinéma en France puis aux États-Unis, demeure injustement dans l'oubli.

Une jeune fille audacieuse

Née en banlieue parisienne en juillet 1873, Alice Guy est aussitôt confiée à ses grands-parents. Sa mère retourne alors au Chili où elle vit avec son mari et leur quatre autres enfants. Alice ne fait leur connaissance, à Santiago, qu'à l'âge de quatre ans puis revient assez vite en France pour ses études. Mais son père meurt prématurément alors que son affaire (une chaîne de librairies qu'il a créée) a périclité. Alice s'installe à Paris avec sa mère en 1890. Elle y trouve du travail et apprend en outre la sténodactylographie.

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Viva il Cinema ! 2017 - Un baiser

De retour du festival de cinéma italien de Voiron (Isère) dont on fêtait cette année le 30ème anniversaire, je me permets, avec l'autorisation de son auteur, de vous communiquer la lettre que Ivan Cotroneo, le réalisateur de Un baiser et de La Kryptonite dans le sac a adressée aux spectateurs qu'il devait rencontrer le soir du 1er avril 2017, un problème de santé l'ayant immobilisé à Rome.

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Le Fantôme et madame Muir

D’où vient l’indescriptible charme du film de Joseph Mankiewicz ?

Le Fantôme et Madame Muir (L’aventure de Madame Muir si l’on se réfère au titre français) quatrième film de Joseph Mankiewicz sorti en 1947 possède un charme et une poésie particulière que l’on ne retrouve pas forcément dans la suite de la carrière assez éclectique de ce réalisateur. De fait Mankiewicz s’est attaqué à tous les genres ou presque : péplum avec Jules César (1953) (d’après la pièce de Shakespeare il est vrai) et Cléopâtre (1963) ; film d’espionnage avec L’affaire Cicéron (1952); drame familial avec Soudain l’été dernier (1959) (d’après la pièce de Tennessee Williams), western avec Le reptile (1969), huis clos policier avec Le limier (1972) (d’après la pièce d’Anthony Schaffer) son dernier film. Mais sur quels éléments ce charme et cette poésie s’appuient-ils pour atteindre et transporter le spectateur ?

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Viva il Cinema ! 2017 - Mon festival

Début mars 2017, l’on pouvait voir de nombreux Tourangeaux marcher d’un pas leste et empressé afin de rejoindre, pour les uns la salle Thélème de l’Université ou le bien connu cinéma Studio, pour les autres le Cinéma CGR Centre et la salle Jean Vilar du Théâtre de Tours, quand d’autres encore s’aventuraient jusqu’à la salle de l’Escale à Saint-Cyr-sur-Loire. Le festival Viva il cinema ! fait traditionnellement sortir les Tourangeaux et anime encore davantage la ville et ses principales salles de spectacle. Cette quatrième édition n’a pas dérogé à la règle, bien au contraire, puisque le nombre d’entrées (près de 6500) fut encore croissant.

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Hommage à Jean Rouch

 

« Le cinéma, art du double est déjà le passage du monde du réel au monde de l’imaginaire, et l’ethnographie, science des systèmes de la pensée des autres est une traversée permanente d’un univers conceptuel à un autre, gymnastique acrobatique où perdre pied est le moindre des risques. » (1981).

Jean Rouch

L’année 2017 est celle du centenaire de la naissance de Jean Rouch (1917-2004). A cette occasion, la Fondation Jean Rouch organise en France, mais aussi en Afrique, de nombreuses manifestations, projections de films, rencontres et expositions. La Cinémathèque de Tours a programmé trois de ses films que vous avez pu voir fin novembre et début décembre. Mais ces films ne représentent qu’un aspect des travaux effectués par Jean Rouch au Niger, en Côte d’Ivoire et autres régions d’Afrique.

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Viva il Cinema ! 2017 - Comment on assassine un film !

Le film d'Ivan Cotroneo sort en France sous le titre One kiss. Certains journaux comme Le Monde le classent dans la rubrique : « À éviter ». On mesure alors le poids malfaisant que peut exercer la critique sur la diffusion d'un film : les exploitants hésitent à les programmer et ces films n'ont alors aucune chance de rencontrer leur public.

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