Les articles publiés dans les anciens numéros du journal

A propos de Maurice Jaubert

Note de lecture : Marilyne Desbiolles Le Beau temps, roman, Seuil

Parmi les livres de la rentrée littéraire 2015, il en est un qui, sous la forme d'un roman, offre l'occasion d'une rencontre avec le cinéma : Le Beau temps. Son auteur, Marilyne Desbiolles est une romancière qui fait de Nice le centre de son inspiration. Cette fois elle présente Maurice Jaubert, par le nom d'un collège où la romancière intervient, et d'où elle part à la recherche de la personne. Ce roman est un « roman sans fiction » comme elle aime à définir ses livres. Elle assigne au roman la tâche de toucher la réalité, directement, par l'écriture et l'expérience de son auteur. Aussi ce roman biographique est-il un peu autobiographique. Le lecteur peut suivre le travail buissonnier de la romancière, lisant, cherchant les archives, regardant des films et à chaque fois prenant des notes pour construire son récit. Ces notes mêlent connaissances, interrogations de biographe et sensations. Le portrait qu'elle rend du musicien est sensible, presque amoureux.

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Ettore Scola, nous t'avons tant aimé !

Vendredi 22 janvier, 15H30 à Rome : funérailles civiles d’Ettore Scola à la Maison du cinéma. Autour du catafalque défile tout ce que l'Italie compte de personnalités politiques ou artistiques. La foule anonyme se presse pour saluer une dernière fois le Maestro. Toutes les chaînes de télévision, depuis l'annonce de sa mort, diffusent tous ses films, tous ses entretiens enregistrés. Toute l'Italie se reconnaît en Ettore Scola car s'il a su manier l'ironie avec le trait acéré du caricaturiste qu'il n'a jamais cessé d'être, c'est toujours avec sa sensibilité, son humanité, et jamais avec une férocité gratuite qu'il a peint ses contemporains.

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Eric Rohmer avec et à côté de la « Nouvelle Vague »

C'est en novembre 1957 qu'apparaît le terme de « nouvelle vague » sous la plume de Françoise Giroud dans L'Express. Elle ne parlait pas de cinéma mais de la jeunesse dont le comportement surprenait les adultes. Et pourtant l'expression s'est appliquée rapidement au cinéma, d'abord français puis mondial, pour désigner une génération de cinéastes dont les films arrivent sur les écrans à partir de la fin des années 50. Si la désignation persiste encore aujourd'hui alors que bien des différences ont éloigné les réalisateurs les uns des autres, c'est parce qu'ils partageaient des éléments communs.

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Les grandes idées qui ont révolutionné le cinéma - David Parkison

Edition originale au Royaume-Uni en 2012 (100 ideas that changed film)
Traduction française en 2014 - Dunod Editeur

Le livre se présente en fait comme une encyclopédie à partir d’une approche par conséquent exclusivement thématique mais fort variée et diversifiée. Le lecteur pourra ainsi aborder 100 thèmes (en 100 fiches) portant aussi bien sur la lanterne magique ou le kinétoscope (les techniques ancestrales annonçant le cinématographe) que sur le plan subjectif et le montage, ou encore sur le cinéma d’animation ou la méthode de l’Actor’s Studio.

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Centenaire de la première guerre mondiale

Les Hommes contre ( Uomini contro) de Francesco Rosi

Il n'est pas toujours facile de programmer les films que l'on souhaiterait montrer au public. Pour preuve l'impossibilité, faute de copie, de projeter ce film que Francesco Rosi a consacré à la première guerre mondiale en 1970, alors même qu'un rapprochement pertinent avec Les Sentiers de la Gloire de Stanley Kübrick, qui a la chance de pouvoir être programmé, aurait permis d'aborder sous un autre angle le thème des mutineries.

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Fritz Lang, un regard tourné vers l'Europe

Quand Fritz Lang arrive en Amérique en 1934, il est invité par David O. Selznick qui lui a signé un contrat avec la MGM. On pourrait penser que les portes d'une nouvelle vie s'ouvrent à Lang, comme elles se sont ouvertes une dizaine d'années plus tôt à Murnau ou à Lubitsch. Si Lang parcourt les États-Unis, s'imprègne des paysages de l'Ouest, cherche à connaître les cultures indiennes, sa vie professionnelle est prise dans les méandres contraignants de la vie des Studios, l'empêchant de retrouver la position de maîtrise qu'il avait à Berlin. Il ne parvient pas à se faire une place, enchaîne les échecs, se plie avec difficulté aux règles hollywoodiennes.

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