Les articles publiés dans les anciens numéros du journal

Petite histoire du Japon (Nippon)

     Le mot « Nippon » ou « Nihon » provient de « ni » (soleil) et « pon » (origine), d'où « l'empire du soleil levant » avec le soleil ornant le drapeau japonais.

      Archipel composé de nombreuses îles dont parmi les plus grandes : Hokkaïdo au nord, Honshu au centre et Shikoku et Kyushu au sud.

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Des gros plans et de la mise en scène

      En son temps Ingmar Bergman déclarait que "son rêve serait de pouvoir maintenir l'intérêt autour d'un visage pendant une heure et demie ou deux". Le réalisateur suédois avait son clan, ses comédiens et comédiennes de théâtre avec lesquels il travaillait régulièrement en parallèle de ses mises en scène cinématographiques. Ils partageaient avec lui une vie presque communautaire et de ce fait lui-même connaissait leur vie intime, avec leurs émois et leurs états d'âme.

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Paroles de Cinéphile 2

Splendeurs et misères des Tourangeaux.

      Avaient-ce été les oreillons, la rougeole ou la scarlatine ; en route pour la mer en ce début d'été, ma mère, mon frère et mes sœurs m'abandonnèrent, moi tout petit aîné, à Tours, pour les épreuves du BEPC des guéris.

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Akira Kurosawa - Une vie Japonaise

      Tout au long de sa carrière, et même après qu'il eût acquis une réputation de cinéaste prépondérant, Akira Kurosawa ne livra que peu de renseignements sur sa vie personnelle, sur les fondements de son inspiration ou sur ses fantasmes. Les propos qu'il fut amené à livrer aux journalistes et aux critiques occidentaux des magazines spécialisés qui le rencontrèrent se bornèrent toujours à l'évocation de problèmes techniques rencontrés lors de l'élaboration et du tournage de ses films, voire de ses intentions artistiques. Mais, en discordance avec cette légendaire discrétion, il nous livra quelque chose de plus précieux que des anecdotes ou des intentions scénaristiques : ses souvenirs de jeunesse que publia le magazine japonais Shukan Yomiuri sous forme d'articles discontinus et dont il confia lui-même les traductions à une journaliste US : Audie Bock, en 1982 (cette biographie s'arrête en 1950 avec la réalisation de Rashomon).

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Les Interviews de Cinefil : Noëlle Glowacki

À Tours Nord, le royaume du cinéma est à la Médiathèque !

      La collaboration entre la Cinémathèque Henri Langlois et la Médiathèque François Mitterrand de Tours Nord se poursuit cette année avec un « cycle westerns ». Pas moins de quatre films à l'affiche, de La Chevauchée fantastique de John Ford au Grand silence de Sergio Corbucci, sont projetés gratuitement dans une salle spécifique de la médiathèque depuis mi-février et jusqu'au 20 mai. Sur le travail de cette institution autour du cinéma qui mobilise une équipe dynamique, nous avons voulu en savoir plus.
Rencontre avec Noëlle Glowacki, responsable du fonds audiovisuel de la médiathèque.

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Barberousse d'Akira Kurosawa

      Tout au long du film, le jeune Yasumoto, frais émoulu de l'école de médecine de Nagasaki, va s'initier à l'exercice de sa discipline et découvrir le monde de son époque (début du XIXème siècle sous le Shogunat Tokugawa) auprès de son Maître, le directeur de l'hôpital public d'Edo : Kyojo Niide dit Barberousse.

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Un peu d'histoire du Cinéma dans le Japon de l'après-guerre

      C'est le succès de Rashomon d'Akira Kurosawa au festival de Venise en 1951 (Lion D'or) et l'attribution de l'Oscar du meilleur film étranger la même année à Hollywood, qui allaient faire connaître l'existence du cinéma japonais tant aux États-Unis qu'en Europe. Voilà que soudain le cinéma de qualité ne s'avérait plus uniquement européen ou américain et qu'il pouvait exister ailleurs des artistes sachant utiliser une caméra pour s'exprimer, plaire au public occidental et donc obtenir du succès. Ce qui paraît évident aujourd'hui ne l'était pas après la guerre. Ces premières récompenses qui entérinaient la valeur du cinéma japonais et son importance mondiale, allaient se multiplier dans les années suivantes avec les attributions en 1952 du Prix International de Venise à La vie d'Oharu, femme galante de Kenji Mizoguchi, à Venise encore le Lion d'argent obtenu par Les contes de la lune vague après la pluie en 1953, film également réalisé par Mizoguchi, puis avec la même récompense accordée à : Les Sept Samouraïs de Kurosawa l'année suivante en 1954, cette même année voyant le Grand Prix de Cannes attribué à La porte de l'enfer de Teinosuke Kinugasa.

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Au commencement, il y a le générique !

      Il est des génériques de films qui nous ont marqué à tel point que c'est d'eux dont on se souvient à la simple évocation du titre. Le rideau se lève alors que les lampes de la salle s'éteignent et que sur l'écran, trois hommes vêtus de longs manteaux, à la mine patibulaire, armés s'avancent dans une gare déserte, au milieu de nulle part. Ils menacent le chef de gare, un vieux fou qui essaie vainement de leur vendre des billets de train. Pas de dialogue, mais des bruits naturels, amplifiés : un moulin qui grince, le vent qui souffle, une goutte d'eau qui tombe à intervalles réguliers sur un chapeau, un personnage qui fait craquer ses articulations, autant de notes d'une partition musicale originale que l'on identifie immédiatement. Le temps s'étire comme ce générique qui égrène sur ces images le titre et les noms des acteurs. Le train finit par arriver et passe sur la caméra : alors le nom du réalisateur, Sergio Leone vient s'imprimer sur le chasse-pierre de la locomotive. Nous sommes happés par ces images et ces sons qui ouvrent ce récit à la manière d'un conte revisité par un réalisateur italien amoureux de l'Amérique. Qui d'entre nous n'est pas retourné voir Il était une fois dans l'Ouest, plusieurs fois, rien que pour son générique ?

 

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Fragments pour une histoire du cinéma : Retour sur Erich von Stroheim

      La Cinémathèque a projeté le mois dernier Folies de femmes réalisé par Erich von Stroheim en 1921, dans un silence d'aquarium perturbé par quelques ronflements d'un spectateur qui s'était trompé de film ou quelques ricanements nerveux de jeunes gens que l'absence de son troublait..
Certes apprécier aujourd'hui un film de ce cinéaste que Jean Renoir considérait comme un de ses maîtres relève de la gageure: c'est comme se satisfaire de la bande annonce pour juger un film. Neuf heures à l'origine réduites à 1h30 aujourd'hui ! Et pourtant ! Ces coupes sauvages, imposées par des contraintes commerciales dès la sortie du film, n'entament pas le génie de ce cinéaste dont le seul tort est d'avoir été incompris par Hollywood parce que trop en avance sur son temps.

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