Les articles publiés dans les anciens numéros du journal

Coup de blues : Des images sans conscience

"L'espèce humaine vit sous une sorte de régime d'empoisonnement interne... Ce n'est pas un monde que j'aime"

      Je trouve une résonance profonde avec l'une des dernières déclarations de Claude Lévi-Strauss qui considérait la télévision bien "primitive" et mon ressenti actuel sur ce que laissent les images. C'est comme si les "créateurs" d'aujourd'hui voulaient inoculer leur propre pus dans les veines du spectateur lambda. Réduire la vie humaine à sa dimension finie et matérielle conduit l'humanité à nier son principe essentiel et l'amène de ce fait à l'autodestruction.

      Cela se traduit, dans le propos qui me préoccupe ici, à être un spectateur passif de la négativité la plus absolue en matière d'images : Meurtres, tueries, pornographies, viols, scatologies, destructions, haines, vengeances sanguinaires, etc, etc...

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Les interviews de Cinéfil : Cours de culture asiatique avec Charles Tesson

Charles Tesson est une des plumes des Cahiers du Cinéma depuis plus de 30 ans, avec un passage à la rédaction en chef de 1998 à 2003. Une de ses plumes raffinée, sensible et cultivée.
Professeur d'histoire et d'esthétique du cinéma à la Sorbonne-Paris 3, il est aussi l'auteur d'ouvrages références tels "Luis Bunuel", "Akira Kurosawa", "Abbas Kiarostami", ''Made in Hong-Kong'' (co-écrit avec Olivier Assayas) ou encore ''Satyajit Ray'' (tous publiés aux Cahiers du Cinéma).
Invité justement à présenter « Le salon de musique « de Satyajit Ray le 25 janvier dernier à la cinémathèque, nous avons profité de sa venue pour recueillir quelques pans de ses connaissances sur le cinéma asiatique.

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Un « drôle de drame » !

      Un Carné / Prévert comique ! Bizarre, Bizarre ! Vous avez dit Bizarre, Bizarre !..
      Dans un décor de contre-plaqué, de vrais grands acteurs jouent un vaudeville boulevardier qu'auraient, sans aucun doute, beaucoup apprécié Labiche et Courteline...

      Une farce comico-perverse, où les protagonistes pratiquent le mensonge comme ils boivent du lait ou du whisky, en vertu des principes de classe et du paraître allant avec. Une histoire british superbement adaptée à la langue française par les maîtres joailliers des images et des mots, le tandem, alors inoxydable, Carné / Prévert...
      Quelques ''grandes gueules'' de l'époque venues du théâtre, du music-hall et du cinéma, certains des trois à la fois, s'affrontent dans la démesure d'un jeu grand-guignolesque désopilant dont ils ont le talentueux secret...

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Un six coups et deux temps au Far West

      La première séance publique du cinématographe des frères Lumière eut lieu le 28 décembre 1895 à Paris. Cet événement fut immédiatement connu aux États-Unis où Thomas Edison, qui n'en était pas à sa première manœuvre douteuse, s'empressa dès le 23 mars 1896 de déposer à son nom le brevet du Phantascope (inventé par d'autres que lui) qu'il rebaptisa pour la circonstance Vitasvope, afin de barrer la route à ce concurrent potentiel. Les projections publiques du Cinématographe Lumière débutèrent le 18 juin 1896 à New York mais La Thomas Edison Company, alliée pour la circonstance à son concurrent Biograph, contraignit, par ses manœuvres et ses tracasseries à décourager les Français qui quittèrent les lieux en juillet 1897.

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A propos du cinéma : Les échecs au cinéma

        A l'occasion du cycle consacré à Satyajit Ray, le film « Les joueurs d'échecs », constitue indirectement un hommage au jeu d'échecs, dans la mesure où ce jeu est originaire des Indes. Les parties d'échecs jouées par les deux amis, indifférents aux évènements qui se déroulent autour d'eux, servent de contrepoint au récit historique qui oppose le roi d'une province de l'Inde au représentant de la couronne d'Angleterre.

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Fragments pour une histoire du cinéma

Le plaisir du voir sans être vu - Le spectateur-voyeur

        La Cinémathèque française organise actuellement une rétrospective Hitchcock et la Cinémathèque de Tours a présenté deux de ses premiers films période anglaise pour clore l'année 2010. C'est l'occasion d'aborder la notion de voyeurisme au cinéma, ce thème de la pulsion ''scopique'' traversant toute l'œuvre d'Hitchcock. La cinéphilie est directement décrite comme « le goût pervers du voyeurisme » par Michel Marie

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